Avec aussi 262 espèces de plantes à fleurs (dont 16 espèces d'orchidées), 78 espèces de papillons, 19 espèces de libellules, 44 espèces d'insectes, des fougères, des araignées, des amphibiens et des reptiles que vous pourrez rencontrer dans cette petite région.

 

Les marges de la Double Saintongeaise

 

En bordure nord du département de la Gironde et voisin de la Charente maritime, les marges de la Double Saintongeaise s’étendent sur une quarantaine de kilomètres d’est en ouest avec une largeur variant de deux à quinze kilomètres. La forêt est bien présente sur ce territoire avec les essences habituelles de la région : Pinus pinaster (Pin maritime), Quercus robur (Chêne pédondulé), Quercus pyrenaica (Chêne tauzin), Castanea cativa (Châtaignier), Carpinus betulus (Charme commun). Afin de permettre une pénétration rapide des pompiers en cas d’incendie, un réseau de pistes dessert le massif forestier. Très sablonneuses, ces pistes offrent un milieu ouvert, souvent xérophile (sec) et acide, parfois thermophile (chaud) selon l’orientation et la pente. On y rencontre un certain nombre d’espèces intéressantes, particulièrement sur les bordures et les lisières des forêts qu’elles traversent.

Certaines espèces présentées ici ont été récoltées au-delà des marges, dans la Double Saintongeaise de la Charente-Maritime.

 

 

 

Comment définit-on un champignon aujourd'hui ?

 

En simplifiant les positions phylogénétiques :

Eukariota → Unikonta → Opisthokonta → Fungi, animaux

Eukariota → Bikonta vers les plantes

..

Les Hommes et les champignons sont donc des Opisthokonta, les premiers dans les Holozoa et les seconds dans les Holomycota.

Nous savons maintenant, grâce à la biologie moléculaire, que les champignons (Fungi) sont plus proche de nous que des végétaux, voilà qui pourrait en surprendre plus d'un !

Les organismes du règne fongique se caractérisent par :

- Des cellules dont les chromosomes sont enfermés dans un noyau (eucaryotes).

- Leur nécessité de se nourrir de composants organiques déjà existants (hétérotrophie), et ce par absorption et non ingestion.

- Le fait qu'ils sont issus d'anciens organismes ayant eu une phase aquatique avec des gamètes possédant un seul flagelle propulseur (opistochontes) et qui ont évoluées vers la spore et la perte de la phase liquide pour les organismes modernes.

- Leurs parois contiennent de la callose, de l'hémicellulose et de la chitine.

- Ils ne sont pas différenciés sexuellement.

 

 

Les basidiomycota

 

Ce sont nos champignons à « chapeau » caractérisés par un organe reproducteur que l'on nomme baside. Ces basides sont surmontées d'un certain nombre de stérigmates portant à leurs extrémités les spores (basidiospores). C'est l'hyménium, c'est à dire les lames, plis, tubes, aiguillons qui porte ces basides.

Nous ne nous intéresseront, dans la classification phylogénétique, qu'aux Agaricomycotina qui contiennent les Tremellomycetes et les Hymenomycetidae et dans ce dernier clade les Dacrymycetes et les Agaricomycetes.

 

   

 

Les ascomycota

 

Ce sont nos morilles, pézizes, truffes caractérisées par un organe reproducteur que l'on nomme asque, lequel contient les spores (ascospores), en général au nombre de huit.

Nous ne nous intéresseront qu'à la classe des Pezizomycetes.

 

Le statut trophique du champignon

 

Les champignons saprophytes :

Ils poussent sur la matière organique en décomposition, à savoir les végétaux morts, le fumier, d'autres champignons en fin de parcours, etc.

Il est important pour une future identification de bien noter la nature du substrat ou le type de végétal.

Les champignons mycorhiziens :

Dans ce cas les hyphes du mycélium forment des symbioses (les mycorhizes) avec un végétal, un arbre le plus souvent.

Là aussi il est important de noter l'essence des arbres proches du lieu de cueillette (moins de vingt mètres en général) afin de pouvoir déterminer si le champignon est par exemple en affinité avec un feuillus ou un conifère.

Les parasites :

Ce sont les champignons qui vivent au dépend d'autres êtres vivants, allant parfois jusqu'à les tuer.

L'hôte attaqué peut également fournir une aide précieuse dans l'identification du champignon.

 

Le nom des champignons

 

Un nom de genre suivi du nom de l'espèce, le tout suivi de l'abréviation du nom d'auteur c'est à dire du premier mycologue à avoir nommé le champignon. La nomination est en latin bien entendu.

La présence de parenthèses signifie qu'il y a eu une nouvelle combinaison effectuée par l'auteur qui n'est pas dans la parenthèse.

Les deux points qui séparent les abréviations des auteurs dans la parenthèse indiquent que le nom est sanctionné, c'est à dire que l'on préserve l'antériorité des auteurs que sont Elias Magnus Fries et Christian Hentick Persoon.

En ce qui concerne les noms français il ne faut pas les confondre avec les noms vernaculaires qui n'ont rien d'officiel et changent selon les régions.

Biodiversité fongique

 

Le nombre d'espèces en France reste à déterminer. On en compte aujourd'hui 30 000 mais tous les jours de nouvelles espèces sont découvertes et la liste reste donc ouverte.

On les trouve dans tous les milieux que ce soient les espaces boisés, les prairies, les dunes, les tourbières et même sous l'eau !

Certaines espèces vivent en symbiose avec une algue, ce sont les lichens tandis que d'autres colonisent notre propre peau…

De la plaine à la montagne les champignons sont partout et sur tous les continents.

 

Les périodes d'observation ou de récolte

 

Si l'on peut trouver des champignons toute l'année il n'en reste pas moins vrai que le printemps et l'automne sont les deux saisons propices à de belles récoltes. Cependant le changement climatique actuel semble nous jouer des tours et il n'est plus rare d'être obligé d'attendre le mois de novembre pour les voir poindre le bout du nez et, par extension, faire encore des récoltes à Noël dans notre région. Certaines espèces passent d'ailleurs la nouvelle année allègrement comme par exemple la Chanterelle en tube (Craterellus tubaeformis (Bull. : Fr.) Quél.) que l'on peut encore trouver à foison en début d'hiver.

 

Les intoxications

 

Nombreuses chaque année (plusieurs centaines) elles sont dû principalement à une grande méconnaissance des espèces, particulièrement les plus toxiques, et à un non renouvellement de ses connaissances en matière d'actualité. En effet certaines espèces considérées jusqu'à présent comme comestibles ne le sont plus après comptabilisation de nombreux accidents, parfois mortels comme avec le fameux « Bidaou » c'est à dire le Tricholome équestre (Tricholoma equestre (L. : Fr.) P. Kumm.). D'autres sont à éviter de par leur propension à accumuler les métaux lourds ou parce que la pollution a fait son œuvre.

Il faut également signaler que la macération dans des sacs plastique lors de la cueillette n'est pas à conseiller !

 

Amanite phalloïde